Manifestation au siege de la CUM

l’accueil , était presque identique, sinon un ton plus haut, réception par les motards de la gendarmerie nationale dés notre entrée dans la ville, et accueil sur place par les robots-cop de service.

Alors qu’on était à quelques centaines de mètres de notre lieu de destination, notre guide motorisé, a contraint le chauffeur des bus à passer par la Corniche pour nous éloigner de plus en plus de notre but. Nous avons donc du menacer le chauffeur pour qu’il nous laisse descendre, le pauvre homme ayant eu des ordres pour ne pas nous « lacher » sous peine de représailles, allant jusqu’au retrait de son permis. Devant notre colère et détermination, profitant d’un arrêt, nous avons pu alors descendre et nous diriger vers notre rendez vous.

Mais là encore, le chemin le plus court n’était pas celui que les autorités avaient décidé de nous faire suivre.Tout le quartier était en état de siège, les rues barrées par des véhicules de polices et par des hommes en bleu qui ne laissaient rien passer. Une dame du quartier ne pouvait plus retourner dans son appartement, une autre à son travail, tout le long de notre parcours les habitants cherchaient le passage salutaire.

Au talkie, des policiers, on entend les ordres, ils sont nets et précis :

-Personne ne passe

-Ça rouspète

-On n’a rien à foutre

– demander les papiers, seul les élus de la CUM doivent passer.

Parfois la carte d’identité ouvre le barrage, on a échappé de peu à la fouille au corps dira un journaliste, dans le matin blême, les quartiers avait pris des allures de zone verte à Bagdad. Quand à nous, nous continuons à marcher sans pouvoir nous rapprocher de notre lieu de rendez vous.

Puis soudain, là bas plus loin, quelques copains nous font des signes. Arrivés sur place nous comprenons la stratégie du comité d’accueil. Dans une rue perpendiculaire au Pharo, la route à été coupée par une triple rangée de barrières solidement attachées les unes aux autres par des fils de fer. Pour les garder des CRS ou gardes mobiles déjà harnachés, avec préposés au lance grenade et une innovation pour nous, des canons à eau. Nous sommes loin de tout, parqués comme de vulgaires voyous, sans pouvoir manifester normalement, pacifiquement. Mais la leçon a du bon, nous serons nous en souvenir !

Voila comment des hommes des femmes et des anciens et des enfants venus simplement défendre leur droits à la santé ont été accueilli par l’autorité de l’état, avec la complicité et l’accord d’Eugène Caselli et tout ses amis, ce même homme qui, quelques mois avant était avec nous de ce coté des barrières. D’autres aussi se terraient, dans les salons feutrés du palais, mais que l’on n’oublie pas, Menucci par exemple futur candidat aux européennes, Antoine Rouzeau l’ami d’Assante et bien d’autres

E puis un absent, le maître, dont la présence planait au dessus des débats, monsieur Guerini, qui une nouvelle fois sur une chaine télévisée régionale a montré son vrai visage, un visage crispé il est vrai par la rancune et la haine d’ avoir en face de lui, des manants fosséens défiant la loi du seigneur et maître.

N’étant pas crédible sur ses réponses, (les mêmes qu’il critiquait récemment), il rejette agressivement la faute sur ceux qui continuent de croire qu’il faut trouver une autre solution pour éviter que demain, un enfant sur trois soit atteint d’une pathologie grave liée à l’environnement.

Il dénonce le maire de Fos, d’avoir donné un avis favorable à l’extension et la modernisation de deux usines. Sans prononcer leurs noms, il accuse certaines d’entre elles de polluer plus que le futur incinérateur, faut-il croire alors que les rejets de ce dernier seraient la norme autorisée et qu’il faudrait fermer les autres ?

Déjà certaines directions critiquées, et responsables de comités d’Entreprises de la zone ont demandé un droit de réponse, qualifiant de honteux, les propos de jean Noel Guerini. Au sujet du choix du maire de Fos, le CE d’Ascométal visé par le président du Conseil Général n’a pas tardé à réagir dans une annonce, que nous diffuserons entièrement sur ce site :

-Quel est l’élu le plus responsable ?

Celui qui donne un avis favorable à l’augmentation de production de sites industriels de la plus grande zone d’activité du département tout en se montrant ferme avec les dirigeants d’entreprises sur la diminution des rejets polluants ?

Ou celui qui tente de justifier son embarras et son revirement sur un dossier de santé publique en osant mettre en balance l’activité industrielle et les emplois qui en découlent face à un projet que la quasi totalité des intercommunalités du département ont refusé par principe de précaution sanitaire ?

 

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