INCINERATEUR UN FEU DE MENSONGES

Si le moment n’était pas si grave, on aurait presque envie de chanter « Et où ils sont, et où ils sont les Marseillais, la, la, lalère ».

Alors que les tonnes de déchets contenus dans deux fosses, continuent de se consumer lentement pendant une durée inconnue, Gaudin en tête et les élus marseillais ont oublié qu’ils avaient fait construire un incinérateur et que ce dernier était à la proie des flammes.

Il est vrai, qu’ils avaient tout fait pour éloigner les « bordilles » de Marseille au point aujourd’hui qu’ils les avaient réellement oubliées.

Le premier à réagir fut le maire de Fos sur Mer, présent sur le site dès le matin, regrettant qu’aucun élu de la Communauté urbaine de Marseille ou de la ville de Marseille n’a daigné se déplacer, ni même de l’appeler, prouvant ainsi tout l’intérêt porté aux habitants locaux.

Samedi matin, Bérenger Saltel-Pongy, responsable de la communication de la société Evéré qui exploite le site, avait précisé qu’il n’y avait pas de risque chimique, (venant de sa part, on en attendait pas moins), mais on ne peut pas se prononcer sur un redémarrage, contrairement à Eugene Casselli président la CUM.

-Le sinistre s’est déclaré dans la zone de méthanisation, touchant certaines parties fonctionnelles de l’usine, dans un communiqué, précisant que «toutefois l’incinérateur par lui-même n’a pas été atteint».

Décidemment, avec ce personnage Marseillais les galéjades ne font plus rires.

Caselli incarnation même du mythomane roi du mensonge, du menteur né.

Interview, 21 février 2009 :

Les nouvelles normes de l’incinération, en ne portant que sur les polluants les plus connus, n’offrent pas de garanties suffisantes sur l’innocuité des rejets. »

Eugène Caselli l’a parfaitement expliqué, tout comme Jean-Noël Guérini. Ils sont opposés au process de l’incinération et propose de réduire de 25% la partie incinération et doubler la partie méthanisée.

Aujourd’hui, l’interview sur France Bleu Provence de ce matin, est une succession de réponses au journaliste digne du recordman de mensonges éhontés à la minute.

Hésitant, incertain sur ses propres réponses, il a essayé de minimiser les risques sanitaires pendant et après la catastrophe.

Pour lui, l’incendie à ciel ouvert pendant une vingtaine d’heures n’a pas entrainé de pollution, on n’attendait pas moins de sa part, comme réponse.

Et après que va-t-il faire ?, là encore sa réponse est évasive, la reprise pour lui est prévue dans une semaine peut être quinze jours, mais dans quelle conditions de sécurité pour les ouvriers et l’environnement local.

Pour lui on va parer au plus pressé, on doit remettre en route le plus vite possible et ça semble bien arranger beaucoup de monde,  plus de soucis de tri et de méthanisation, direct du producteur aux fours de l’incinérateur.

Surtout que pour le président de la communauté urbaine, la méthanisation n’est pas fiable, argumentant ses propos, en précisant que les digesteurs du procédé de la méthanisation se bouchent régulièrement (intéressante révélation jusqu’ alors non dévoilées).

Pourtant l’Europe compte plus de 7000 installations de méthanisation dont plus de la moitié pour la seule Allemagne, leader européen.

Aujourd’hui hélas, la situation nous donne une nouvelle fois raison, sur le combat mené par ADPLGF sur les dangers de l’incinération que nous n’avons cessés de crier depuis des années.

 

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